12.19.2011

While I was away... (épisode 2)



(attention, explications. Ca va blablater)

Comme chaque fin d’année semble-t-il, j’écris d’entre quelques cartons et valises de vêtements, à la veille d’un déménagement.

Cette fois-ci, ce n’est pas parce qu’on a reçu l’avis d’huissier nous avertissant de la fin de notre bail. Cette année, nous partons de notre plein gré, de façon plus organisée, et surtout, beaucoup plus loin.

Voilà qui explique en partie ma chute d’ «inspiration» depuis la rentrée. LedZep et moi sommes partis en vacances cet été avec l’espoir que ses entretiens déboucheraient sur une mutation à l’étranger, une des bonnes résolutions de l’année. Nous avions tous les deux beaucoup discuté des différentes destinations, je l’avais aidé à préparer ses entretiens, nous pensions que nous serions fixés avant de partir pour l’été, et finalement non. Au fil des jours, l’espoir s’est changé en impatience, puis en résignation, devant le téléphone qui ne sonnait pas. Nous avons parcouru le Portugal, passé d’excellentes vacances, mais on ne savait toujours pas ce que l’avenir nous réservait.

Début septembre, la piste d’une mutation aux Etats-Unis est devenue plus claire. On ne savait pas encore où, mais on se doutait que ce serait là-bas. Nous devions signer un PACS mi-septembre, et nous avions pris l’après-midi pour y aller. Sauf que la veille au soir, nous avons pris une décision spontanée qui finalement ressemblait beaucoup plus à Juliette Rigby : au lieu de se pacser, on a décidé de se marier.

Et c’est ainsi que nous sommes allés chercher notre dossier de mariage à la mairie le lendemain, et qu’on a annoncé le soir même à nos futurs témoins le rôle qu’ils joueraient un mois plus tard.

Le lendemain (vous suivez la chronologie des événements ?), je suis rentrée du travail pour trouver LedZep, une bouteille de champagne et une nouvelle : il avait obtenu un poste à Chicago. On y serait dans quelques mois.

Je ne m’étendrai pas sur le choc, la joie, la tête qu’on fait nos familles en apprenant notre projet de mariage et notre décision d’accepter la mutation (j’imagine qu’ils devaient se douter que ça arriverait, avec Juliette qui a toujours eu un pied ailleurs et des envies de départ), les préparatifs de mariage en moins d’un mois (la meilleure solution, si vous voulez vous éviter le stress de préparatifs qui s’éternisent et se complexifient, est de n’avoir littéralement qu’une minute pour choisir le thème couleur du buffet), la magnifique journée de mariage (dernier beau week-end de l’automne, des mariés très classe évidemment, une fête presque improvisée et beaucoup de bouteilles de champagne), la réalisation étrangement lente du fait qu’on partait bientôt, l’obtention des visas et le début de l’organisation du déménagement. Je suppose que ça vous donnera une idée du peu d’espace libre qu’il restait sur mon bureau et dans ma tête pour vous raconter tout ça.

Bien sûr, j’ai démissionné aussi de mon job, entre temps, et dans une semaine, je ne serai plus une jeune cadre dynamique, mais une future immigrée en terre presque inconnue dans l’attente de décrocher mon permis de travail et d’aller à la découverte de l’étape suivante de ma vie professionnelle. J’avoue que je ne me pose pas trop de questions, assise sur mes cartons. J’attends Noël, les fêtes de fin d’année, je savoure mes amitiés, j’engloutis des quantités impossibles de Paris. Les lieux ne me manqueront pas. Les gens, si. C’est l’essentiel. On exporte mieux ses amis que des rues pavées et des petits cafés ; on se parle, on s’écrit. L’essentiel est de ne pas emporter de nostalgie. J’aime l’idée de construire quelque chose ailleurs, de découvrir qui je serai dans un autre contexte. J’espère que cette parenthèse me laissera juste ce qu’il faut de temps pour trouver un job qui me correspondra (en tout cas, un peu plus d’actuellement). J’aimerais aimer être là où je suis, où que je sois, autant que possible, à toutes les heures du jour et de la nuit. Je n’ai pas d’idée préconçue de ce vers quoi je vais me tourner - c’est à la fois inquiétant et exaltant.

J’aurai le temps de blogger, au moins. Je prendrai mes crayons, je mettrai la plus grosse doudoune possible, des chaussures fourrées à crampons, j’aurai une pensée émue pour mon jolie manteau de princesse parisienne et mes petites bottes laissés au placard, j’irai m’installer dans un petit coffee shop confortable et je vous donnerai des nouvelles.

En attendant, je vous souhaite à toutes et à tous d’excellentes fêtes, une merveilleuse année 2012, et je vous dis à fin janvier, avec quelques heures de décalage horaire...

12.02.2011

While I was away...



C'est que j'ai tellement de choses à dire, et que je ne sais tellement pas comment les mettre en images, que ça fait un bout de temps que j'y réfléchis. 
Suspens insoutenable... En vrai, je commence à vous raconter lundi (et un peu plus chaque jour... j'essaierai) ! (roooh le cliffhanger).